Allocution Bernard Sévigny
Chef du Renouveau Sherbrookois
Congrès d’orientation du 18 avril 2009
Cher militants et militantes du Renouveau Sherbrookois, Monsieur le président d’élection, M. Claude Forgues et Madame la présidente du parti, Mme Maryse Ruel. J’accepte de diriger le Renouveau Sherbrookois, j’accepte de devenir le prochain maire de Sherbrooke!
Permettez-moi d’abord de remercier les personnes qui, dès la première heure, ont cru à la pertinence du Renouveau Sherbrookois. Maryse, Sylvie, Florencia, Jean, Marc, Étienne, Guillaume et Claude. Vous êtes aujourd’hui plus de 300 personnes à avoir adhéré au Renouveau Sherbrookois. Je vous en remercie!
Un merci particulier à deux collègues du conseil municipal, pour leur engagement envers le parti, pour leur support indéfectible au cours de la dernière année. Madame Diane Délisle et Monsieur Robert Pouliot.
Vous savez, nous venons de franchir aujourd’hui une étape importante, une étape cruciale dans le développement de notre parti. C’est à la fois le point d’arrivée d’une volonté de nous donner un contrepoids politique organisé et structuré, et aussi le point de départ d’une marche qui nous mènera à la mairie de Sherbrooke et à une majorité de conseillers et conseillères au conseil municipal de Sherbrooke.

Diane Delisle, Marc Boulianne, Maryse Ruel, Robert Pouliot, Marc Bellemare, Bernard Sévigny
Aujourd’hui, non seulement vous accepté que je devienne le premier chef du Renouveau Sherbrookois et le premier candidat à la mairie de Sherbrooke, vous avez aussi adopté la pièce maîtresse de notre action politique : le programme politique du Renouveau Sherbrookois.
Quelques mots sur le programme politique :
Le comité de programme a travaillé fort au cours de l’automne et de l’hiver pour élaborer, sous la direction de Guillaume Rousseau, la proposition de programme qui a été adapté en avant-midi. Près d’une cinquantaine de personnes ont été associées à cette démarche. Nous nous tenus deux ateliers pré-congrès, (les 22 et 28 mars) deux moments de discussion au cours desquels des amendements ont été formulés. Pas à travers une plate-forme Web (un blogue) mais des discussions face-à-face entre militants et militantes. Parce que nous voulions que le programme soit à l’image et réponde aux aspirations des membres du parti.
Ça faisait plus de 15 ans qu’on n’avait pas vu un tel exercice politique à Sherbrooke. On nous a habitués aux plate-formes électorales concoctées à quelques semaines du jour du scrutin.
Nous nous sommes donné un programme politique, un cadre de référence pour baliser notre action. Ce ne sont pas les Évangiles. Il s’agit d’un guide, d’un outil sur lequel nous allons nous appuyer. Un programme qui repose sur des valeurs qui ont fait l’unanimité chez les membres :
Le développement durable : pas celui qui est sympathique d’inscrire dans un discours politique, mais celui qui guidera nos actions
La participation citoyenne : pas celle qui vise à légitimer des actions, mais celle qui consiste à faire une place au citoyen dans le processus de prise de décision.
La transparence : pas celle que le conseil pense projeter, mais celle qui permet aux citoyens de comprendre le raisonnement par une gestion appropriée de l’information
Le leadership : pas celui qui consiste à mobiliser le milieu pour faire un spectacle, celui dont on a besoin peut-être moins spectaculaire mais qui donne des résultats
La responsabilité fiscale : pas celle qui consiste à reconduire d’année en année le budget mais celle guidée par le courage de remettre en question nos pratiques et ce qu’on fait.
Évidemment le programme n’est pas parfait. Une chose est certaine, son utilisation comme cadre de référence va mettre un terme à l’improvisation que l’on connaît. Nous devrons en cours de route l’améliorer, le peaufiner, s’en inspirer. Dans ce programme, nous avons dit oui à des structures permanentes de participation citoyenne : des comités de quartier, une gouvernance renouvelée d’Hydro-Sherbrooke, un protecteur du citoyen, des postes de polices satellites, le resserrement des finances de la ville en libérant les profits d’Hydro-Sherbrooke du budget d’opération et se donner une charte du citoyen et de la citoyenne.
Ça ne veut pas dire alourdir les structures et processus, ça veut simplement dire faire de façon différente, faire mieux.

En matière de développement économique
Permettez-moi de revenir sur le développement économique et social de la Ville de Sherbrooke. Une de mes grandes préoccupations, le fondement de mon engagement dans cette course à la mairie de Sherbrooke. Vous avez sans doute lu les propos du recteur de l’Université de Sherbrooke Bruno-Marie Béchard lundi dernier dans le journal La Tribune. La région et la Ville de Sherbrooke se traînent les pieds. On dort au gaz.
Le maire Perrault a mobilisé le milieu en 2007, l’ensemble des acteurs de la collectivité dans le cadre du Sommet de Sherbrooke. Deux ans plus tard, presque rien. Pourquoi? Parce que CE N’EST PAS UNE PRIORITÉ
Lors du Sommet de Sherbrooke un objectif a été défini par les participants :
« En 2012 Sherbrooke sera reconnue à l’échelle québécoise, canadienne et internationale, comme un pôle majeur d’innovation, tant sur le plan social qu’économique, et ce, dans un milieu de vie de qualité exceptionnelle »
De plus en plus d’acteurs du milieu mettent en doute l’atteinte de cet objectif. Pourquoi ? Parce que CE N’EST PAS UNE PRIORITÉ
Vous comprendrez qu’un tel objectif, ça parait bien dans un discours. Il faut aller au-delà de l’étape du discours, il faut le mettre en oeuvre maintenant, nous avons perdu assez de temps. Pourquoi nous avons perdu assez de temps : Parce que CE N’EST PAS UNE PRIORITÉ
Il va falloir donner un sérieux coup de barre pour être à la hauteur des ambitions édictées par le milieu lors de ce sommet économique : Qu’est-ce ça prend? IL FAUT EN FAIRE UNE PRIORITÉ
Vous le savez, j’ai la profonde conviction que nous devons nous appuyer collectivement sur ce qui nous distingue, sur nos forces, sur ce que nous avons de plus dynamique : la volonté des gens d’affaires, le dynamisme et la pertinence du milieu culturel, la vitalité du milieu communautaire et du milieu social et la force de nos institutions. En plus, nous avons un PLUS qu’aucune autre ville québécoise peut se vanter d’avoir : la puissance du pôle universitaire. C’est huit institutions collégiales, universitaires et centre de recherche qui génèrent 55% du PIB sur le territoire de Sherbrooke.
Quand allons-nous enfin nous définir comme une ville universitaire?
Quand allons-nous nous appuyer sur cette force pour donner un nouveau souffle au développement de notre ville? Avant Longueuil, Magog ou même Moncton? QUAND NOUS EN FERONS UNE PRIORITÉ

Pour la suite des choses
Le Renouveau Sherbrookois, c’est plus qu’un simple parti politique. C’est un contrepoids à un régime, c’est une vision fondée sur des valeurs partagées par des centaines de personnes, c’est une façon différente, rafraîchissante d’entrevoir le développement de notre ville.
Le Renouveau Sherbrookois, c’est surtout une équipe d’hommes et de femmes qui partagent une vision. Une équipe d’hommes et de femmes qui se présenteront devant l’électorat en portant une vision politique, un projet politique. Quand il n’y a pas de parti politique, pas de projet politique partagé, les élus arrivent au conseil et se demande : qu’est-ce qu’on fait!
Les candidat et candidates du Renouveau Sherbrookois prennent l’engagement d’instaurer une nouvelle culture politique fondée sur la transparence et le dialogue, l’engagement de redéfinir la relation entre les élus et les citoyennes et citoyens, l’engagement de revoir les façons de faire à la Ville de Sherbrooke, l’engagement de nous sortir de notre immobilisme en matière de développement, l’engagement de livrer un projet de ville fondés sur les aspirations et le plein potentiel de ses membres et l’engagement de faire de la Ville de Sherbrooke un modèle.
Pas seulement un modèle dans la tenue d’événements sportifs. Il faut reconnaître qu’en matière de sports les Mondiaux jeunesses, le soccer intérieur, les terrains synthétiques, les Jeux du Canada 2013, ON SCORE! Sherbrooke est un modèle. Le Renouveau Sherbrookois va faire de Sherbrooke un modèle en matière de développement économique, un modèle en matière de développement culturel, un modèle en matière de développement social et un modèle en matière de développement communautaire.
Le Renouveau Sherbrookois est un formidable véhicule politique pour définir une direction, une trajectoire, c’est un formidable véhicule pour partager une vision, pour sortir des ornières des campagnes électorales à la Sherbrookoise. Ce n’est pas qu’un candidat à la mairie, ce sont des hommes et des femmes qui vont sillonner chacune des rues, frapper à chacune des portes et proposer une vision pour notre ville. Une vision que nous mettrons en œuvre à partir du 2 novembre prochain.
Un mot sur la pertinence du parti. Je dois admettre que lorsqu’on est seul au conseil municipal, on est seul. Le fait de se regrouper et de se donner une force de frappe donne des résultats (pas toujours!). Au cours des dernières semaines et des derniers mois, le caucus du Renouveau Sherbrookois a réussi a influencer les décisions en bonifiant le plan d’action issu des comités dialogue/citoyens : en attachant l’implantation d’une station de transfert de la STS à l’aménagement de l’axe routier René-Lévesque et en proposant de verser les taxes générées par le développement commercial de la rue King Est dans un programme de soutien aux petits commerçants de toute la ville.
Nous avons aussi fortement contribué à ramener le débat sur la localisation du Centre de foires sur le chemin de l’intérêt public. Je vous rappelle que nous sommes 3 dans le caucus du Renouveau Sherbrookois. Imaginez lorsque nous serons 11, 14 ou 16!
Le 1er novembre prochain, nous aurons la responsabilité de mettre en œuvre le mandat que les Sherbrookois et les Sherbrookoises nous confieront. Nous le ferons en faisant appel au pragmatisme. Le Renouveau Sherbrookois n’est pas une religion, ni une camisole de force pour les conseillers et conseillères. Lorsque nous serons à l’hôtel de ville, nous ferons la démonstration que nous sommes en mesure de tirer le plein potentiel du conseil municipal. Nous aurons besoin d’une forte majorité de conseillers et conseillères du Renouveau Sherbrookois. Nous aurons besoin de Diane Délisle, de Robert Pouliot, de Marc Boulianne et de Marc Bellemare pour opérer un changement en profondeur à l’hôtel de ville de Sherbrooke.
Nous nous engageons à être attentifs aux besoins des citoyens et citoyennes sans être déconnecté de la réalité. Nous nous engageons à consulter davantage la population sans perdre notre capacité de décider. Nous nous engageons à être rigoureux tout en étant ouverts aux nouvelles idées. Nous aurons besoin de la population. On ne réalise pas un virage à 180 degrés sans l’appui et la complicité de la population, sans l’appui et la complicité des employés de la Ville de Sherbrooke.
En attendant, nous avons un travail de construction à poursuivre et à terminer : recrutement de candidats et candidates, recrutement de bénévoles, de membres, préparation de la plate-forme électorale à partir de notre programme politique et la campagne de financement.
À partir d’aujourd’hui, nous sommes en campagne électorale!
En ce sens, je m’engage à porter la vision du changement dont on a cruellement besoin. Je m’engage à construire une équipe forte, compétente, sans déroger des valeurs véhiculées par le Renouveau Sherbrookois et je m’engage à conduire le RENOUVEAU SHERBROOKOIS à l’hôtel de ville de Sherbrooke par la grande porte le 1er novembre prochain!
Merci!


