À la suite des révélations du vérificateur général de la Ville
LE RENOUVEAU SHERBROOKOIS RÉCLAME LA CRÉATION D’UN CONSEIL ADMINISTRATION POUR D’HYDRO-SHERBROOKE
Sherbrooke, le mercredi 17 septembre 2008 – Le Renouveau Sherbrookois exige la mise sur pied d’un conseil d’administration pour encadrer la gestion des activités d’Hydro-Sherbrooke. Selon le chef par intérim du Renouveau Sherbrookois, Monsieur Bernard Sévigny, « la démonstration faite par le vérificateur général de la ville dans son rapport révèle qu’un sérieux problème de gouvernance affecte le fonctionnement d’Hydro-Sherbrooke. Le sombre portrait dressé par le vérificateur est la conséquence directe et prévisible du laxisme de l’administration municipale à l’égard de sa société ».
Selon les membres du caucus du Renouveau Sherbrookois, le vérificateur général de la Ville de Sherbrooke, Monsieur François Gagnon, porte un regard désolant sur l’encadrement de la gestion des créances, les mesures de contrôle et surtout, le processus d’acquisition du nouveau système intégré de facturation qui a coûté 2,7 millions de dollars aux contribuables de Sherbrooke.
À cet égard, le vérificateur ne peut être plus clair. Il s’est dit « surpris d’apprendre que les besoins d’affaires n’avaient pas été identifiés au moment où Hydro-Sherbrooke entreprenait sa recherche de produits comparables », que « le comité exécutif et le conseil municipal ont donc basé leur recommandation et décision sur une information incomplète qui pourrait les porter à croire qu’une évaluation des besoins d’affaires avait déjà été faite ».
Par ailleurs, le vérificateur précise qu’ « Hydro-Sherbrooke aura alors perdu une opportunité unique de revoir ses façons de faire et ses besoins dans le but de les améliorer avant qu’une solution lui soit proposée ». Il met même en garde le conseil municipal « vis-à-vis ce projet de développement qui pourrait lui coûter beaucoup plus cher que ce qui a été prévu ».
Le Renouveau Sherbrookois estime que les Sherbrookois et les Sherbrookoises sont en droit de s’attendre à de meilleures pratiques de gestion de la part d’Hydro-Sherbrooke, une société dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 128 millions de dollars en 2006 et dégageant des profits nets de plus de 21 millions de dollars.
À cet égard, Bernard Sévigny, remet en question la qualité du lien entre le conseil municipal et Hydro-Sherbrooke. « Il est urgent de mettre sur pieds un conseil d’administration sur lequel siègerait des élus » affirme le chef par intérim du Renouveau Sherbrookois. Selon lui, « il est temps que le conseil municipal exige qu’un conseil d’administration dépose des procès verbaux sur une base régulière comme le font tous les comités municipaux et paramunicipaux. Hydro-Sherbrooke est un cas d’exception en la matière, nous en savons très peu sur la façon dont est gérée la société qui appartient pourtant à 100 % aux Sherbrookois et Sherbrookoises ».
La conseillère du secteur de Deauville, madame Diane Délisle, souligne pour sa part que c’est sous le signe de la transparence qu’il faut envisager la solution. « La proposition responsable du Renouveau Sherbrookois de doter Hydro-Sherbrooke d’un conseil d’administration tranche avec les pratiques existantes de l’administration municipale. Nous exigeons une plus grande transparence et une plus grande rigueur dans les relations entre Hydro-Sherbrooke et le conseil municipal. Seule la mise sur pied d’un conseil d’administration composé d’élus, de citoyens et d’individus d’expérience est de nature à nous assurer cette transparence » précise la conseillère.
De son côté, le conseiller du secteur Ascot, monsieur Robert Pouliot a tenu à souligner que, « aucune entreprise privée ne survivrait bien longtemps avec des pratiques d’affaires semblables. Les carences identifiées par le vérificateur général en matière d’encadrement de la gestion des créances et des mesures de contrôle sont très sérieuses. Il est grand temps que le conseil municipal prenne les choses en main » conclut l’homme d’affaires.