Historique
Historique
L’idée de créer un parti politique municipal a commencé à germer peu après les élections municipales de novembre 2005. Le conseil municipal avait alors été reconduit presqu’intégralement (18 des 19 conseillers sortants ont été réélus) ce qui signifiait en quelque sorte le statu quo ans la conduite des affaires de la Ville de Sherbrooke.
Dès 2006, les orientations préconisées par le maire (et le cabinet de la mairie) étaient entérinées par le conseil municipal. Le refus du conseil municipal de donner suite à des propositions et des initiatives des conseillers (doter la ville d’un poste d’ombudsman, adopter une stratégie pour financer les infrastructures à partir des profits d’Hydro-Sherbrooke, réviser le budget en fonction d’une évaluation des activités, adapter la gouvernance du développement économique en fonction des besoins du milieu, etc.) ont petit-à-petit justifié la nécessité d’organiser une alternative politique structurée.
Le plan d’urbanisme
L’adoption du plan d’urbanisme par le conseil municipal en novembre 2006 a suscité des réactions de la part de certains conseillers municipaux. La proposition du conseiller Sévigny de retirer la question liée au développement du Plateau St-Joseph du règlement sur le plan d’urbanisme a mis le feu aux poudres. Dans la dernière semaine de janvier 2007, en guise d’opposition au plan d’urbanisme, plus de 3 800 personnes ont signé le registre à l’hôtel de ville. Plutôt que de retirer et retravailler le plan d’urbanisme, le conseil municipal a décidé de soumettre son projet à l’approbation de la population et de tenir un référendum sur le plan d’urbanisme.
Le conseiller Robert Pouliot a rejoint les conseillers Bernard Sévigny et Diane Délisle dans le camp du NON lors de la campagne référendaire. La polarisation a atteint son comble lorsque le maire a déclaré, le 16 avril 2007, soit trois semaines avant le vote référendaire : « les conseillers (Sévigny, Pouliot et Délisle) qui ne sont pas capables de soutenir cette résolution-là (la proposition Paquin de ne jamais plus agrandir le site du Plateau St-Joseph) ne méritent pas de rester ici (au conseil) et que la population va s’occuper d’eux autres lors des prochaine élections municipales »
Les résultats du référendum du 6 mai 2007 ont été clairs. Plus de 17 000 citoyennes et citoyens de Sherbrooke ont dit NON au plan d’urbanisme alors qu’un peu plus de 13 000 ont voté OUI.
Création du Renouveau Sherbrookois
Le Renouveau Sherbrooke a été créé dans le sillage du rejet du plan d’urbanisme par la population de Sherbrooke et les discussions visant à fonder un parti politique municipal se sont intensifiées au cours de l’été 2007. Si cet événement a été le détonateur, les mois qui ont précédé ont convaincu les conseillers municipaux Bernard Sévigny, Robert Pouliot et Diane Délisle de réfléchir à l’organisation d’un contrepoids politique à l’hôtel de ville de Sherbrooke.
C’est en janvier 2008 que le groupe mené par Bernard Sévigny a déposé une demande de reconnaissance d’un parti politique municipal auprès du directeur général des élections du Québec. C’est ainsi que le Renouveau Sherbrookois a été reconnu en mai 2008 par le DGE.
Le Renouveau Sherbrookois a tenu son congrès de fondation le 7 juin 2008. Les membres présents ont adopté les statuts et règlements, comblé les sièges sur les instances du parti et ont choisi Bernard Sévigny à titre de chef intérimaire jusqu’au premier congrès d’orientation. Les membres ont convenu d’élaborer un projet de société répondant aux valeurs de leur communauté : le leadership, la transparence, la participation citoyenne, la responsabilité fiscale et le développement durable.
Le 18 avril 2009, le Renouveau Sherbrookois a tenu son premier congrès d’orientation. En plus de confirmer Bernard Sévigny comme chef du parti, les membres ont adopté le programme politique du parti.

