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Sherbrooke | Parti municipal

STATUTS ET RÈGLEMENTS

L'environnement

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    Les défis qui nous interpellent sur le plan environnemental sont nombreux. Presque quotidiennement, l’actualité locale, nationale ou mondiale témoigne de la préoccupation environnementale. Nous croyons que c’est particulièrement sur le plan local que devront être relevés les défis environnementaux et c'est pourquoi le Renouveau Sherbrookois a fait du développement durable l’une de ses valeurs fondamentales et entend adopter une approche de développement respectueuse de l'environnement. Il importe également de porter une attention particulière sur l’utilisation et la gestion de l'eau, de l'air, des sols, des déchets et des lumières.

 

Malgré les apparences, le développement durable est un concept complexe puisque sa gestion commande une connaissance fine de la législation en vigueur, de son application et des compétences des différentes administrations. Le respect et la protection de l’environnement comporte autant des dimensions locales que régionales, nationales et mondiales. Nous avons la conviction que la Ville de Sherbrooke a un important rôle à jouer en matière de développement durable et d’environnement. Cela est d'autant plus vrai que la ville porte deux chapeaux qui lui permettent d'agir sur l'environnement, celui d'entreprise en ce qui concerne ses activités (la gestion de son énergie, ses déchets, son eau etc.) et celui d'autorité publique gestionnaire du territoire en ce qui concerne son pouvoir de réglementation (zonage, lotissement, construction etc.).

    D'ailleurs, la Ville de Sherbrooke a maintenant un vaste territoire à gérer comportant un fort pourcentage de superficie rurale (agricole, forestier, non-défini), ce qui rend son rôle encore plus important eu égard à l'environnement. Pensons à l’érosion des sols, à la protection des rives, à la contamination des sols et plus encore. L'environnement constitue donc un vaste chantier où chacun des volets exige la mise en œuvre de tout un programme. Certes, des efforts ont été faits au cours des dernières années, et certaines initiatives méritent d'être saluées, par exemple en matière de compostage ou de pollution lumineuse, mais les échecs, comme la gestion des déchets et le plan d'urbanisme, ont aussi été nombreux. On constate que malgré l'existence d'une politique du développement durable, il manque une vision écologiste globale claire qui transcende réellement l'ensemble des pratiques de la ville. La population mériterait d’être plus impliquée dans la définition et dans la mise en œuvre des politiques de la ville en matière d'environnement.

    C'est donc dans ce contexte que le Renouveau Sherbrookois propose de convertir l'administration municipale au système de management environnemental, de susciter une plus grande participation de la population, de mieux combattre la pollution sous toutes ses formes (eau, sol, air, déchets, lumière), d'accentuer la protection des espaces verts et de favoriser l'efficacité énergétique.

Ainsi, le Renouveau Sherbrookois s’engage à :

 

  • 8.1 Convertir l'administration municipale au système de management environnemental. Le management environnemental est un processus structuré de planification qu'une organisation met en place pour réduire l'impact écologique de ses activités. Concrètement, le processus de conversion de l'administration sherbrookoise au système de management environnemental (SME) se fait par étapes, en identifiant les domaines d'application du SME, en fixant des priorités, essentiellement en terme de réduction de pollution, en adoptant un plan directeur et en adoptant un plan d'action comprenant des objectifs opérationnels et des indices de performance. Pour veiller à l'application du SME, il conviendra de créer un pôle de l'environnement pour nous assurer que chaque service intègre les préoccupations environnementales dans ses pratiques. Nous devrons également inciter les employés et employées à poser quotidiennement des éco-gestes qui permettront d'atteindre les objectifs de réduction d'impacts sur l'environnement. Ce projet contribuera non seulement à protéger l'environnement, et donc la qualité de vie des Sherbrookoises et Sherbrookois, mais elle donnera aussi une bonne image à la ville par l'obtention de la certification internationale ISO 14000.

 

  • 8.2 Susciter une plus grande implication de la population eu égard à la protection de l'environnement. La ville devrait plus régulièrement inviter la population à participer à des activités à caractère environnemental, tels des corvées de nettoyage de parcs ou de berges, de plantation d'arbres, de compostage, etc. Par ailleurs, il faut instaurer une pratique favorisant l'éco-conditionnalité systématique des subventions de la ville, et ce afin que les événements (sportifs, culturels etc.) organisés par des citoyennes et des citoyens ainsi que par des organismes le soient toujours de manière à respecter l'environnement.

 

  • 8.3 Mieux protéger les eaux par une politique à cet effet. En effet, il faut une politique municipale et il faut assurer un leadership régional avec la Conférence régionales des élus dans la gestion de l’eau pour réduire le gaspillage, la pollution en général et les algues bleues en particulier. Cette politique comprendra les mesures de protection des zones riveraines, des milieux humides, des plans et des cours d’eau. De plus, en matière d'eaux pluviales, la ville devrait investir massivement dans la réparation des réseaux lors du choix des projets de réfection de rues. De même, elle devrait examiner et intervenir sur les réseaux pluviaux en zones sensibles (à proximité des cours d’eau). En matière d'eaux usées, elle devrait continuer à améliorer le fonctionnement des réseaux et des stations de traitement des eaux usées et mettre tous les efforts et investir pour contrer les débordements. Elle devrait également prioriser les interventions et le contrôle sur les installations individuelles et ce, surtout près des zones sensibles. Enfin, bien que cela concerne aussi les sols, mentionnons ici que la ville doit mieux contrôler l’apport de sédiments dans les réseaux d’égouts, particulièrement lors de travaux (incluant les siens).

 

  • 8.4 Mieux protéger la qualité de l'air. À cette fin la ville doit intervenir avec vigueur lorsqu’il y a émission de poussières lors de travaux de construction (privés et publics), examiner tout projet de développement (immobilier, routier, infrastructure etc.) en regard de la qualité de l’air (poussières, bruit, odeur) et établir une stratégie d’intervention auprès des autres paliers gouvernementaux afin d’établir et de resserrer les règles pour améliorer la qualité de l’air dans les villes.

 

  • 8.5 Préserver les aires écologiques. Le Renouveau Sherbrookois est favorable à l’ensemble des recommandations au rapport du comité dialogue-citoyens sur les aires écologiques. Le RS est favorable à la création d’une fiducie pour faciliter la protection des aires écologiques, si le potentiel de protection le permet, et favorise même l’atteinte d’un ratio légèrement supérieur aux recommandations des organismes internationaux, en fixant à au moins 15 % du territoire de la Ville de Sherbrooke la protection des aires écologiques de qualité.

 

  • 8.6 Préserver davantage les espaces verts. Le schéma d'aménagement et de développement, le plan d'urbanisme et les règlements d'urbanisme devront refléter cette orientation, entre autres en augmentant la superficie consacrée aux parcs (particulièrement aux parcs intergénérationnels) et en assurant une meilleure protection des éco-territoires, des zones rurales, des espaces verts intra-urbains, des forêts, des milieux humides ainsi qu'en restreignant l'étalement urbain. Concrètement, cela voudra dire notamment faire du Boisé Beckett un boisé bénéficiant de la protection accordée par le statut de parc régional géré par la MRC. En accueillant favorablement les propositions de la table dialogue-citoyens sur les aires écologiques, il faut affecter les ressources budgétaires nécessaires à leur mise en œuvre. Il convient enfin d'instaurer un programme d’incitation financière pour convaincre les citoyens et citoyennes de reboiser des lots en friche ou à vocation mal définie.

 

  • 8.7 Revoir l’ensemble de la problématique de la gestion des matières résiduelles, et ce de façon plus globale, notamment afin de réduire la production de déchets ultimes. Spécifiquement, il faut porter une attention aux véritables impacts environnementaux des choix et des activités reliés à la gestion des matières résiduelles, à leur incidence sur la société sherbrookoise et sur l’ensemble de la région. Plus concrètement, il importe d'encourager davantage le compostage, le recyclage et la récupération, et ce afin de diminuer la production de déchets ultimes.

 

  • 8.8 Participer à des programmes gouvernementaux de décontamination des sols. Il faut subventionner davantage les opérations de décontamination des sols et adopter des règlements d'urbanisme restreignant encore plus les activités susceptibles de contaminer les sols. Par exemple, il est impératif d'interdire les stations-services près des cours d'eau.

 

  • 8.9 Favoriser l'efficacité énergétique. Il convient de modifier les règlements de construction pour être plus exigeants en matière d'efficacité énergétique. De même, les normes LEED devraient être respectées autant que possible dans le cadre des projets immobiliers impliquant la ville. Une portion des profits devrait également être réinvestie dans un programme d’efficacité énergétique répondant aux critères économique, social et environnemental.

 

  • 8.10 Poursuivre la lutte à la pollution lumineuse. Des efforts importants ont déjà été faits à cet égard, mais il faut rester vigilant dans l'avenir, car le but n’est rien de moins que de s'assurer que le ciel de Sherbrooke et de l'Estrie en général devienne une réserve d'étoiles reconnue internationalement

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